Changement climatique : faut-il réellement s’inquiéter ?

A quelques jours seulement de l’ouverture de la COP 21, de nombreux spécialistes et scientifiques tirent la sonnette d’alarme et insistent sur l’importance d’un accord. 

Après l’échec de Copenhague en 2009, le climat n’a cessé de se réchauffer. Un constat interpellant qui est à l’origine de nombreux dérèglements tels que notamment la fonte des glaces, l’élévation du niveau de la mer et des océans ou encore la multiplication de sécheresses. Jean-Louis Etienne explorateur spécialiste de la question parle même aujourd’hui de « chaos climatique » et explique que le phénomène n’est pas prêt de s’arrêter : « ce qui se passe aujourd’hui, c’est qu’il y a dans le monde des inondations et de cyclones de plus en plus importants et toutes ces manifestations climatiques extrêmes sont des témoins directs du dérèglement annoncé. » 

A l’heure actuelle, la planète est donc menacée par le réchauffement climatique. Selon l’explorateur, concrètement si rien ne change, des écosystèmes et des espèces pourraient disparaître car elles n’auront pas le temps de s’adapter. Mais cela ne s’arrête pas là, des zones abritants pas moins de 280 millions d’habitants pourraient également être touchées. Ainsi, si le réchauffement climatique ne ralentit pas, des villes comme Shanghai, Bombay, Hong Kong ou encore New York et Tokyo, pourraient dans  plusieurs centaines d’années voir leur territoire partiellement recouvert par les eaux et des îles telles que les Maldives pourraient également disparaitre plus tôt que prévu.

A lire aussi : Climat : à un mois de la COP21, les chiffres qui font peur

Il semblerait donc qu’il y ait des raisons de s’inquiéter. Car même si nous sommes actuellement  dans une période interglaciaire et qu’il existe par conséquent un réchauffement climatique naturel tout à fait normal, depuis 150 ans c’est à dire le début de l’air industriel, il y a une accélération du réchauffement encore plus marquée. En seulement un siècle, la terre a gagné 0,8 °C. Ce n’est pas une température perceptible mais Jean-Louis Etienne appel ce phénomène « une fièvre chronique ». Selon l’explorateur il y a donc de réelles raisons de s’inquiéter car comme pour toutes maladies chroniques, celle de la terre sera longue à guérir : « si on ne veut pas avoir de réelles difficultés dans une quarantaine d’année, il faut s’occuper dès aujourd’hui de limiter le réchauffement climatique ».

Mathilde Poulain 

Écrit par mathilde.poulain