Ce qu’il faut savoir sur la réforme de l’impôt

Hier, Michel Sapin, ministre des finances et Christian Eckert, secrétaire d’état chargé du budget, ont annoncé les grandes lignes de la réforme sur le prélèvement à la source. Un prélèvement qui s’effectuera dès 2018 et qui soulève plusieurs questions.

Existera-t-il une année où l’on payera le double d’impôt ?

La question qui revient souvent est de savoir si en 2017 les Français vont payer leurs impôts pour l’année précédente (comme c’est le cas aujourd’hui) et/ou pour l’année en cours ? Histoire de se « mettre à jour » pour 2018. Christian Eckert est clair: « il n’y aura ni année blanche, ni année double ». En somme l’année 2017 ne sera pas prise en compte. En 2017, le contribuable payera donc ses impôts en 2016 et en 2018 payera ses impôts pour 2018.

L’État va-t-il gagner de l’argent ?

Le ministère assure que ce n’est pas le but de la réforme. Même si les impôts de 2018 devraient être plus importants que ceux de 2017, la marge n’est pas abyssale. Cette réforme n’a donc pas de but purement mercantile mais bien de simplification.

Caricature dans le quotidien "l'Opinion"

Caricature dans le quotidien « l’Opinion »

Quid des cas exceptionnels ?

Dans, « cas exceptionnel », nous entendons: les travailleurs indépendants, les agriculteurs aux salaires saisonniers, les élus, les travailleurs à l’étranger ou salariés ayant plusieurs employeurs. À cette question le secrétaire d’état reconnaît que « nous devons résoudre encore des difficultés particulières ».

Faut-il toujours déclarer ses impôts ?

Oui, l’impôt prélevé à la source du salaire n’empêchera pas la déclaration annuelle des revenus. « Cette déclaration est le geste républicain du consentement à l’impôt », a souligné Miche Sapin.

L’employeur connaitra-t-il le revenu du conjoint ?

C’est la crainte de beaucoup de salariés. « Mon employeur ne voudra jamais m’augmenter s’il voit le salaire élevé de mon conjoint », pourrait se dire de nombreux salariés. À Bercy on explique que l’employeur ne connaitra que le taux moyen global d’imposition. De plus, dans 90% des cas elle ne touchera que des contribuables avec un taux de prélèvement compris entre 0 et 10% . La question ne se posera donc pas.

Trouleau Maxime

Écrit par Maxime Trouleau