Ce qui attend Jean-Marc Ayrault

C’est la surprise ! Jean-Marc Ayrault est de retour. Prédécesseur de Manuel Valls au poste de Premier Ministre, il revient aujourd’hui en tant que Ministre des Affaires Etrangères. Successeur de Laurent Fabius, trois gros dossiers l’attendent. 

Jean-Marc Ayrault a toujours été proche du Président de la République et était l’un de ses plus fidèles conseillers. Depuis son départ de Matignon en mars 2014, l’homme avait disparu de la sphère politique. Il possède pourtant des atouts indéniables qui font de lui une évidence au poste de Ministre des Affaires Etrangères. Les missions de Jean-Marc Ayrault sont clairement définies.

L’ALLEMAGNE

Ancien professeur d’allemand, Jean-Marc Ayrault est germanophile en plus d’être germanophone. Il sera le plus à même de réchauffer les relations franco-germaniques, et de gérer des chantiers communs. Parmi les plus gros défis à venir, la gestion de la crise migratoire qui risque d’enfler dans les mois à venir. La France devra aussi également collaborer avec les poids lourds de l’UE pour redonner du corps à une politique européenne délaissée jusqu’à présent par François Hollande.

DAECH

La France est en guerre contre l’islamisme. Jusqu’à présent, la nation a été engagée militairement avec quelques autres nations. Le rôle de Jean-Marc Ayrault sera de seconder François Hollande lors de ses tentatives pour convaincre toujours plus de nations de rejoindre le combat. Et concernant les pays déjà alliés à la France, il faudra leur demander de durcir leur stratégie pour frapper toujours plus fort. Un des enjeux majeurs de cette année 2016 sera d’organiser l’intervention en Libye, pour stopper la progression de l’Etat Islamique au Moyen-Orient.

LES ETATS-UNIS

Enfin, avec l’élection présidentielle approchant aux Etats-Unis, il sera essentiel de nouer des relations fortes avec le nouvel élu. Jean-Marc Ayrault devra réussir à placer les intérêts de la France sans pour autant empiéter sur le scrutin.

A peine revenu, de nombreux espoirs reposent donc sur les épaules de Jean-Marc Ayrault, qui aura jusqu’à 2017 pour prouver la pertinence du choix de François Hollande.

Écrit par Lea Cardin