Ce que risque Carles Puigdemont, le leader indépendantiste catalan

Une juge espagnole a émis un mandat d’arrêt européen à l’encontre du président catalan destitué, Carles Puigdemont. L’étau se resserre pour l’indépendantiste catalan, qui se trouve toujours en Belgique.  

Carles Puigdemont vit des heures sombres bien loin de ses terres. Exilé en Belgique depuis quelques jours, le leader catalan risque très gros. Le procureur général accuse l’ex-président catalan d’avoir provoqué une crise institutionnelle en Espagne.

Si la justice retient le caractère violent de cette insurrection, Carles Puigdemont encourt alors une peine de 30 ans de prison, soit autant que pour un meurtre. Mais pour cela, il faudrait que la justice prenne en compte les manifestations qui ont eu lieu quelques jours avant le référendum en dehors des perquisitions de la police espagnole, et pour l’instant ce point n’est pas clair.

Ce n’est pas la première fois qu’un président de Catalogne va être jugé. L’ancien président de Catalogne séparatiste Artur Mas a été condamné aussi pour avoir organisé en novembre 2014 une consultation interdite sur l’indépendance. Sa condamnation fut plus légère, avec deux ans d’interdiction d’exercice de fonctions publiques électives.

La situation devient de plus en plus tendue en Espagne et la fuite de l’homme politique catalan n’arrange pas grand-chose. Carles Puigdemont devrait bientôt être convoqué par la juge. S’il ne se présente pas à cette convocation, l’Espagne pourrait lancer un mandat d’arrêt contre lui et une demande d’extradition.

Adrien Alves

Écrit par IEJ3A

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