Catalogne, l’impossible entente

« Il a été impossible de former une liste commune et nous devrons par conséquent créer un front commun à partir de différentes candidatures ». Tels on été les mots de Sergi Sabria député ERC, dans un communiqué, à l’expiration du délai légal fixé pour la constitution de coalitions électorales.

Après s’être auto-proclamé état indépendant, la Catalogne doit faire face à de nouvelles difficultés. Même si le parti de Carles Puigdemont et la formation du vice-président de l’exécutif, Oriol Junqueras, conservent la capacité de s’allier après le scrutin, leur incapacité à se mettre d’accord, pourrait provoquer une lutte interne pour le pouvoir. Le gros problème pour nos amis catalans c’est que les deux figures de l’indépendance sont actuellement dans l’incapacité d’exercer leur fonction. Puigdemont étant exilé en Belgique et Junqueras, placé pour sa part en détention provisoire pour sédition, rébellion et détournement de fonds, sont les deux principales figures du mouvement indépendantiste catalan qui a conduit Madrid à placer, le 27 octobre, la région sous tutelle quelques heures après le vote au Parlement catalan d’une déclaration unilatérale d’indépendance.

Puigdemont interpelle l’UE et dénonce un « coup d’Etat » contre la Catalogne.

Le candidat Catalans a qualifié de « coup d’Etat » la mise sous tutelle de la région, décidée par le gouvernement central quelques heures après une déclaration d’indépendance votée au parlement régional sur la base d’un référendum d’autodétermination interdit organisé le 1er octobre. Les séparatistes affirment que le oui l’avait emporté ce jour-là à 90% avec 43% de participation, des chiffres invérifiables faute d’une commission électorale indépendante. Le chemin semble encore long pour les catalans indépendantistes.

Hugo Sancet.

Écrit par IEJ3B

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