La ville de Calais estime être seule face à l’afflux massif de migrants. Les commerçants demandent des aides économiques et la mise en place d’une zone franche.

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Les dangers liés à l’afflux de migrants sur l’autoroute allant à Calais

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La situation à Calais est de plus en plus critique. C’est la première ville de France à souffrir de la crise migratoire. Depuis maintenant 2 ans, pas un seul jour ne passe sans qu’on entende parler de la Jungle de Calais, à la Une des quotidiens et des journaux télévisés. Cette surmédiatisation n’arrange pas les échanges commerciaux puisque les médias dépeignent le Calaisis comme une zone de non droit où se mêlent : délinquance, racisme et insalubrité.

Une ville en quête de croissance

En temps normal, la ville entretien de très bon rapports avec la clientèle Britannique, mais depuis 1 ans celle-ci fuit cette zone de la France. Selon la maire de Calais Natacha Bouchart, ce n’est pas le chèque de 22 millions d’Euros de Londres destiné à compenser le déficit d’image dû à l’afflux de migrants tentant de traverser la Manche, qui arrangera les choses. Affaibli par cette crise, le groupe « Eurotunnel » a également demandé une indemnisation de plusieurs millions d’euro au gouvernement français et britannique.

Les commerçants ne lâcheront pas 

Devant l’Elysée, lundi 7 mars 2016, ils étaient plus de 500 membres de l’association des commerçants de Calais à scander « Calais outragé, Calais brisé, Calais martyrisé » afin de demander la mise en Place d’une pause fiscale.

  Le président de l’association « grand rassemblement du Calaisis » Antoine Ravisse rappelle que les Calaisiens ne sont pas contre les migrants, mais veulent simplement «  rétablir l’image de calais ». À titre d’exemple, depuis mai 2015, le secteur de la restauration a subi une baisse de 40 % de son chiffre d’affaires. Les commerçants sont au centre d’un cercle vicieux et savent que la situation ne pourra s’arranger sans une aide de l’Etat.

Natacha Bouchart demande de l’argent afin de lancer une forte campagne de marketing et de communication, pour redorer l’image de sa ville.  Selon Faustine Maliar collaboratrice de la maire de Calais, l’idée consiste à obtenir des dérogations fiscales, permanentes ou temporaires afin de soulager l’économie calaisienne qui fait les frais de la crise migratoire. Cela passe par la mise en place d’une zone Franche qui s’étendrait du front de mer au théâtre en passant par les boulevards Jacquard et Gambetta. La rencontre avec Michel Sapin et les conseillers économiques de Francois Hollande a permis d’avancer sur le sujet.

Dans le cas inverse, les Calaisiens peuvent compter sur Xavier Bertrand président de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie qui défendra les intérêts de Calais auprès de l’Europe . Le président de région n’hésitera pas à rediscuter les accords du Touquet, dont le but est d’effectuer les contrôles de migrants dans les ports de la Manche en échange d’une contribution financière britannique.

Écrit par Victor Plantevin