Le ministre de l’environnement du Burundi Emmanuel Niyonkuru a été assassiné par balle dimanche dans la capitale. Il est le premier ministre tué depuis le début de la crise politique il y a deux ans.
A 54 ans, le ministre burundais de l’eau, de l’environnement et de la planification Emmanuel Niyonkuru a été «tué par un homme armé d’une arme à feu, alors qu’il se rendait à son domicile à Rohero, vers 00 h 45» twittait le 1er janvier  Pierre Nkurikiye, porte parole de la police.

Agresseur inconnu, femme arrêtée

Selon Pierre Nkuriye, trois coups de feux auraient été tirés depuis l’intérieur de la voiture du ministre alors qu’il était au volant non loin de son domicile. Une femme qui se trouvait également dans le véhicule a été arrêtée car elle « pourrait connaître l’assassin ». L’identité de l’agresseur est pour le moment inconnue.

Circonstances politiques 

Depuis la réélection du président Pierre Nkurunziza en 2015 pour un troisième mandat, le Burundi est plongé dans une crise politique grave. Le climat de « peur généralisée » instauré par les autorités selon la ligue Iteka, organisation membre de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), avait déjà mené à l’assassinat d’autres membres du gouvernement : le bras droit du président Adolphe Nshimirimana en 2015 ou Hafsa Mossi, ex-porte parole du gouvernement tuée par balle dans sa voiture. Avec le meurtre d’Emmanuel Niyonkuru, c’est la première fois que la fonction ministérielle est touchée.

Lina El Arabi

 

Écrit par Lina Elarabi