Burundi : Deux journaliste du Monde arrêtés

A l’heure ou le Burundi est en proie aux tensions politiques, deux nouvelles ont ébranlé le pouvoir en place. Hier soir, Le Monde a appris l’enlèvement de deux envoyé spéciaux au Burundi et la preuve de l’existence de charnier par Amnesty international.   

 

Hier, en pleine journée une opération impressionnante de police et des services secrets a été réalisée en plein cœur de la capitale, Bujumbura. Au total, 17 personnes ont été arrêtées, des opposants majoritairement et deux journalistes, Jean-Philippe Remy, spécialiste de l’Afrique et directeur du bureau régional du Monde à Johannesburg ainsi Phil Moore correspondant britannique du monde.

Ils étaient en train de rencontrer des opposants du Président Pierre Nkurunziza lorsqu’ils ont été arrêtés. Le quotidien  Le Monde  a demandé la libération immédiate de ces deux envoyés spéciaux, mettant en avant l’incohérence de cette arrestation. Les deux journalistes étaient entrés légalement dans le pays et leurs visas étaient en règle.

Un deuxième séisme ébranle le pouvoir en place au Burundi. Amnesty internationale a dévoilé jeudi des photos satellites et des vidéos prouvant l’existence de charniers. Les photos concernent la région de Buringa, en périphérie de la capitale. Entre les photos prises en novembre et celle prises fin décembre on voit que la terre a été retournée. Entre temps, il y a eu l’attaque d’un camp militaire par des opposants qui a connu de dures représailles par le pouvoir Burundais.

Selon Amnesty international, plusieurs cimetières dans le pays comporteraient des fosses communes, pour l’ONG, ces documents mettent à jour une « tentative délibérée des autorités de dissimuler l’ampleur des homicides commis ».  

A voir : le rapport de Amnesty International 

Depuis la décision du président de briguer un troisième mandat consécutif, la situation ne cesse de se dégrader dans le pays. Près de 400 civils ont perdu la vie et 250.000 personnes ont été contrainte de fuir. Anarchie, exécutions extrajudiciaires, viols collectifs et tortures inquiètent l’ONU. Les Nations Unis mettent en garde face a la dimension ethnique que prend le conflit.

 

 

 

Hippolyte Claisse

Écrit par Hippolyte Claisse