Breitbart, le média allié à Trump affiche ses ambitions françaises

Après les marchés américains, anglais et israéliens, Breitbart le site ultra à droite du bras droit de Donald Trump compte débarquer France l’année prochaine. 

C’est officiel Breitbart, le site américain pro-Trump souhaite débarquer en France courant 2017. Méconnu dans l’hexagone, le pure player cartonne outre-atlantique. Un succès croissant qu’il doit avant tout à son omniprésence sur les réseaux sociaux. En outre, Breitbart est extrêmement  actif sur Facebook et les Américains le lui rendent bien. Résultat, en mai et juin derniers il a suscité pas moins de 8 millions d’interactions (partages, like, commentaires…). Une performance qui peut paraître banale mais dont l’importance n’est pas négligeable aux Etats-Unis puisque les Américains s’informent massivement par le biais des réseaux sociaux.

Breitbart, à droite toute.

Le site dirigé par Stephen Bannon (tout récemment nommé Conseillé à la Maison Blanche par Donald Trump) est très proche de l’Alt-right, un mouvement politique qui partage l’idéologie du Tea-Party. Sa ligne éditoriale est donc très conservatrice, anti-immigration et en faveur du white power. Régulièrement critiqué pour ses articles pas très factuels ou carrément romancés, il a été qualifié par Bloomberg de « machine la plus dangereuse d’Amérique ».

L’attractivité du marché français

La version française vient d’être finalisée, le site n’en est qu’au recrutement des journalistes. Cependant, on sait d’ores et déjà qu’il s’agira d’une petite équipe d’environ dix personnes qui publieront leurs articles en français. Articles qui seront par la suite traduits en langue anglaise pour le site mère. Le public visé ? Pas de surprise ici, la base électorale du FN. En effet, pour Bannon l’hexagone est un marché prometteur puisqu’il comporte tous les ingrédients nécessaires au succès du site : peur du terrorisme, montée de l’extrême-droite et vague anti-immigration. Marion Marechal le Pen n’a pas hésité à témoigné son soutien au futur média ainsi qu’à son patron, acceptant l’invitation à collaborer que ce dernier lui avait faite.

 

Écrit par Aude Solente