Borsalino : retour sur 160 ans d’histoire

Le célèbre chapeau Borsalino vient d’être déclaré en faillite par le tribunal d’Alexandrie, dans le Piémont (Italie). Retour sur l’histoire de cet accessoire mythique fabriqué main de manière ancestrale.

Le Borsalino a été porté par les plus grands. Delon, Belmondo, Mickael Jackson en ont en fait un symbole de leur époque, une marque de fabrique. Il est pourtant sur le point de disparaître. L’entreprise a été déclaré, lundi 18 décembre, en faillite par le tribunal d’Alexandrie, dans le Piémont, en Italie. Concluant ainsi 160 ans d’histoire mythique.

Tout commence en avril 1857, lorsque Giuseppe Borsalino fabrique pour la première fois ce chapeau. Constitué de poils de lapin et de lièvre, cet objet de valeur est travaillé de multiples fois, avec eau et vapeur, pour lui donner une consistance soyeuse. Sept semaines et 52 étapes sont nécessaires pour fabriquer un chapeau. Cette rigueur de création lui fera remporter le « Grand prix » de l’Exposition universelle de Paris en 1900. Aujourd’hui, il est vendu entre 200 et 600 euros.

Une histoire tourmentée

A la mort de son fondateur, en 1900, deux cousins se disputent le nom de Borsalino. Si bien qu’en 1929, à Alexandrie, coexistent deux usines rivales. Elles emploient près de 3.000 ouvriers qui produisent plus de 2 millions de chapeaux par an.

Le succès du Borsalino se poursuit. Le cinéma va contribuer à sa légende grâce au film de Jacques Deray « Borsalino », en 1970, avec Alain Delon et Jean-Paul Belmondo.

Dans les années 1990, la mode décline, le chapeau se vend moins. Il faut attendre 2015 pour que Philippe Camperio, patron du fonds d’investissement Haeres Equita, relance la machine. Mais c’est un échec.

Le tribunal rejette son plan de relance avant de finalement décider la mise en faillite.

Alexandre Jeanpierre

Écrit par Alexandre Jeanpierre