Bientôt Jurassic Park ?

Un bloc d’ambre contenant un bout de dinosaure en parfait état vendu sur un marché Birman a attiré l’attention des archéologue en 2015. Après un an d’étude, il s’avère que la trouvaille, vieille de 99 millions d’années, contient le bout de la queue d’un dinosaure à plume et la réponse à de nombreuses questions.

Huit vertèbres de dinosaure recouvertes de peau, des plumes et des tissus mous, voila la découverte de l’archéologue chinois Lida Xing cette semaine. L’étude de ces restes exceptionnellement bien conservés ont déjà permis de déterminer qu’il s’agissait d’un coelosaure, un petit dinosaure à plume. Cette découverte a toutefois livré des informations bien plus précieuses en confirmant que même les dinosaures non-aviens (qui ne volaient pas) possédaient des plumes. On a également pu déterminer la couleur du dinosaure, un fait rarissime quand on sait que même celle du tyrannosaure, dinosaure dont le plus grand nombre de fossiles ont été découverts à ce jour, reste inconnue. Le petit coelosaure était donc marron sur le dos, blanc en dessous et recouvert de plumes. Cependant ces « plumes » ne sont pas semblables à celles des oiseaux actuels dans le sens où elles ne possèdent pas de rachis, la tige centrale rigide sur laquelle sont fixées les barbes. Cette découverte permet donc de mieux comprendre l’évolution des dinosaures à plume, mais aussi celle des oiseaux actuels qui sont les seuls représentants de l’ordre des dinosaures encore en vie.

Un clonage en vue ?

Malgré le grand nombre d’information contenu dans ce bloc d’ambre, il ne sera toutefois pas possible de réaliser le rêve des fans de Jurassic Park puisque l’ADN des tissus conservés dans l’ambre finit par se dégrader après quelques millions d’années. Impossible donc de « cloner » un dinosaure dont l’ADN n’est pas complet. Cette déception concernant le clonage d’espèces préhistoriques n’est pas nouvelle puisque en 2013 déjà, on avait retrouvé un moustique fossilisé contenant encore le sang d’une créature préhistorique inexploitable. Après étude, il est apparu qu’il s’agissait d’un moineau de 46 millions d’années dont le matériel génétique n’était plus exploitable alors qu’il avait été parfaitement conservé.

Clément Béziat

Photo Ryan McKellar. Royal Saskatchewan Museum

Écrit par iejpedago