Bernard Petit: l’histoire d’une chute brutale

Mis en examen mercredi, pour violation du secret de l’instruction, Bernard Petit, directeur de la police judiciaire de la préfecture de police de Paris a été placé sous contrôle judiciaire et immédiatement suspendu dans la nuit du jeudi au vendredi.

 

Arrivé il y a un an à la tête du 36 quai des Orfèvres, Bernard Petit, 59 ans, incarnait l’exemplarité. Jusqu’alors numéro 3 de la Direction centrale de la police judiciaire, il succédait à Christian Flaesch écarté de son poste par Manuel Valls.

Il débute sa carrière en 1983 et gravit les échelons progressivement jusqu’à devenir ce patron presque irréprochable.

Avec son savoir-faire reconnu et son professionnalisme incontesté, ce tunisien d’origine avait fait de la répression du trafic de stupéfiants son domaine de prédilection.

En 1987, il est affecté à la DCPJ où il fait une grande partie de sa carrière. Il y sera chef d’état-major entre 1994 et 1997 puis chef de l’office spécialisé dans la lutte contre les stupéfiants (OCRTIS) entre 2001 et 2007.
En 2009, il devient adjoint au sous-directeur du pole de la lutte contre le crime organisé et les violences aux personnes.

Sous-directeur en charge de la lutte contre la criminalité organisée et la délinquance financière depuis 2010, Bernard Petit a également été affecté à l’ambassade de France de Pretoria en temps qu’attaché de sécurité intérieure entre 1997 et 2001.

Sa mise en examen est un coup terrible porté au 36.

Nouhad Belkhadem

Écrit par nouhadaudrey