Bernard de la Villardière fume un joint dans « Dossier Tabou »

Lundi 27 mars, Bernard de la Villardière a consommé du cannabis dans l’émission « Dossier Tabou » diffusé sur M6.

Le journaliste de M6 et ses équipes ont posé lundi soir la question de la légalisation du cannabis en France. Sujet encore controversé, notamment en période électorale. Afin de démontrer les conséquences du cannabis, Bernard de la Villardière a fumé un joint avant de conduire sur circuit fermé. Les conséquences du cannabis se font sentir rapidement. Mauvaise trajectoire, distraction, enclenchement de la marche arrière. Le présentateur de M6 ne maitrise pas du tout son véhicule.

La légalisation du cannabis divise encore, tout comme ce dernier épisode de « Dossier Tabou » puisque 11 plaintes ont été émise au CSA. La séquence de la conduite sous emprise de cannabis a déjà fait le tour des réseaux sociaux et est encore disponible sur 6play.

Un constat contradictoire 

La France est à ce jour le pays le plus sévère en ce qui concerne le cannabis. Or c’est aussi le pays où le traffic est le plus présent. Les équipes de « Dossier Tabou » ont cherché à comprendre pourquoi. Ils ont interrogé dans le cadre de cette enquête des policiers, expliquant le développement d’une économie parallèle qui fait vivre certains quartiers.

Le chiffre d’affaire du cannabis est environ de 1,5 millions d’euros en France. Et le nombre de consommateurs réguliers s’élève à 1,7 millions. Face à de tels chiffres, « Dossier Tabou » a posé la question de la légalisation du cannabis. Ils ont comparé la situation française au reste du monde et ont rencontré le chef de la police de Denver aux Etats-Unis.

Ce dernier déclare que la légalisation comporte des risques. Notamment celui de la déviance de la délinquance vers d’autres drogues, dites « dures ». Les médecins spécialisés en addiction acclament un tel projet de loi. Cela permettrait de financer des campagnes de sensibilisation ou encore contrôler les produits.

Un projet qui divise 

Cette question est au coeur du débat à quelques semaines du premier tour des élections présidentielles. Jean-Luc Mélenchon et Benoit Hamon font de la légalisation un sujet majeur de leurs programmes. Tous deux veulent un meilleur encadrement de la production et « tuer le traffic ». Les autres candidats se disent contre ce projet de loi et veulent au contraire augmenter la répression de trafiquants.

 

Écrit par Laura Pes