Baisse des recettes publicitaires pour les médias historiques

Avec un recul de 1,7% au troisième trimestre, le chiffre d’affaires de la publicité dans les médias connait une baisse dangereuse pour la santé de la presse française.

En 2016, au troisième trimestre, les chiffres de la publicité se sont dégradés. L’institut de recherche et d’études publicitaires ( IREP) annonce  en effet un recul de 1,7%. Un chiffre à mettre en parallèle avec la baisse de 1,1% au deuxième trimestre et celle 0,1% au premier.
En chiffre d’affaires cela représente 6,058 milliards d’euros contre 6,115 milliards d’euros en 2015. Ces chiffres concernent les médias historiques (presse, radio, télévision), mais la presse écrite est, des trois, le média le moins concerné. La presse poursuit sa lente remontée troquant la baisse de 7,1 % de ses recettes publicitaires au premier trimestre, contre un recul de 5,6 % sur le 3ème trimestre.

C’est donc la télévision et la radio qui connaissent la plus grande baisse, avec un recul respectif de 1,1% et de 4,1% ces trois derniers mois. Concernant la télévision Philippe Legendre délégué général de l’Irep justifie cette baisse due au désordre qu’ont connu les télévisions ces derniers mois : « On a vu l’arrivée d’une nouvelle gouvernance à la tête de TF1 et de France Télévisions se combiner aux turbulences traversées par Canal+ qu’a accompagné la réduction des plages en clair, suivie mécaniquement par une baisse de la publicité ». En 2016, la part de marché des investissements publicitaires dans les médias est de 34,8% pour la publicité télévisée par exemple.

Médias et publicité inséparables

Depuis les années 1830, la publicité constitue une part importante des recettes des médias. Médias et publicité sont  devenus indissociables. Les deux fonctionnent depuis toujours ensemble si bien que lorsque les chiffres de la publicité vont mal, les médias aussi.

Margaux Dulong

Écrit par Margaux Dulong