Avec Galileo, l’Europe a enfin son propre système de navigation

En retard dans le domaine de la navigation, l’Europe compte bien se rattraper avec son système Galileo. Un système qui se veut concurrent du GPS et qui entre en fonction ce jeudi 15 décembre.

Le projet ne date certainement pas d’hier. Lancé en 1999, le système Galileo, premier système européen de navigation par satellite, entre enfin en fonction ce jeudi. Annoncé étant comme beaucoup plus précis et plus rapide que ses concurrents, il faudra néanmoins attendre 2020 pour qu’il soit complètement opérationnel. Pour l’instant, 18 satellites ont été mis en orbite, il en manque encore douze pour que l’opération soit complète.

L’Europe cherche à renforcer sa politique et son autonomie spatiale, alors qu’elle dépend pour l’instant du GPS américain. Galileo présente aussi un gros enjeu économique puisqu’environ 10% du PIB européen dépend des systèmes de positionnement par satellites. Un taux qui pourrait monter à 30% d’ici 2030, avance le Cnes, l’agence spatiale française.

Une géolocalisation 10 fois plus précise

Mais quelles nouveautés apporte ce nouveau système ? Galileo doit multiplier par dix la précision de la géolocalisation, en proposant en outre un service payant qui permettra une localisation à quelques centimètre près.

Le « GPS européen » permettra également des avancées dans les opérations de recherche et de sauvetage. Un appel de détresse sera désormais visible de n’importe quel endroit de la planète.  « Aujourd’hui, il faut au moins trois heures pour qu’une personne, perdue en mer ou en montagne soit détectée » alors qu’avec Galileo, il ne faudra que « 10 minutes« , affirme Lucia Caudet, porte-parole de la Commission européenne.

Avec Galileo, l’Europe entend bien montrer ses capacités technologiques et son savoir faire, face à des concurrents déjà bien avancés comme les Chinois, les Russes ou les Américains. « On part en retard, mais on court beaucoup plus vite« , assure néanmoins Jean-Yves Le Gall, président du Cnes.

Juliette Hirsch

Écrit par iejpedago