Au fait, d’où viennent les JO modernes ?

Si Paris obtient l’organisation des Jeux olympiques de 2024, la capitale française organisera les 33e Olympiades de l’ère moderne. Depuis leur restauration en 1896 par le baron Pierre de Coubertin, les Olympiades font figure de grande messe du sport mondial, et ont aujourd’hui pour but d’unir tous les quatre ans les peuples dans la paix et le respect. Mais qu’en était-il  à leur création ?

1892. Le baron Pierre de Coubertin, humaniste et pédagogue, annonce pour la première fois son grand projet de restauration des Jeux olympiques qui se déroulaient dans la Grèce antique. Projet qui verra le jour quatre ans plus tard avec la première tenue des Jeux d’Athènes en 1896.

Baron_Pierre_de_Coubertin

À l’époque de Coubertin, la question du sport dans la société occupe un rôle central, surtout concernant sa place dans l’éducation. En plus de cela tout au long du XIXe siècle, l’intérêt pour les épreuves physiques refait son apparition. C’est dans ce contexte que le baron propose pour la première fois son idée folle de créer les Jeux olympiques.

Très vite, il comprend que s’il veut que son projet rencontre du succès, il aura besoin de l’adhésion du plus grand nombre de pays. Car les JO sont la première compétition d’une telle ampleur à avoir l’ambition d’être mondiale. Si au début il est difficile de créer une unité, quatorze délégations participent  aux premiers Jeux de l’ère moderne.

1894. Pierre de Coubertin n’est pas seulement à l’origine de la restauration des JO, il est aussi le créateur du Comité International Olympique (CIO), qui se réunit pour la première fois à la Sorbonne à Paris. L’institution sera en charge des Olympiades. Son premier président sera un grec, puis Coubertin en prendra la présidence de 1896 à 1925.

Pédagogue convaincu du rôle primordial du sport dans l’éducation et de la place de la culture physique dans la société, mais aussi homme de paix, Coubertin voit plus loin. Pour lui, les JO représentent plus qu’une compétition sportive mais surtout un formidable moyen d’entraide et de progrès pour l’humanité.

1925. La fin d’une ère. Il quitte ses fonctions, déçu par la teneur politique que prennent les JO, une vérité plus que jamais avérée de nos jours.

Julien Puchercos

Écrit par mmy