Athènes cherche un appui pour rebondir

Suite à la victoire du parti Syriza aux élections présidentielles de Grèce, Yanis Varoufakis, 53 ans, vient d’être nommé ministre des finances. Un rôle essentiel pour redresser le pays : il entame actuellement une série de rendez-vous pour trouver les pays qui le soutiendront.  

 Avec son style nonchalant et son franc-parler, Yanis Varoufakis retient l’attention des médias européens. Il incarne le nouvel espoir du peuple Grec : afin de renégocier la dette du pays et trouver des épaules sur lesquelles s’appuyer, le ministre des finances compte parcourir l’Europe pour y rencontrer ses dirigeants. Mais la Grèce peut-elle réellement trouver du soutien après avoir plongé le continent dans la crise ?

Le parcours de Varoufakis a commencé hier à Paris : son homologue français Michel Sapin fut le premier à l’accueillir. Aujourd’hui, le ministre Emmanuel Macron sera également présent, ainsi que François Hollande mercredi. Si des passages en Angleterre ou en Italie sont prévus très prochainement, seul la chancelière allemande Angela Merkel semble allergique, du moins méfiante, à la nouvelle politique grecque.

Il faut dire que les paroles du gouvernement athénien sont parfois violentes, Varoufakis ayant récemment déclaré vouloir rompre avec la Troïka (le trio composé de la BCE, le FMI et l’UE) :

«Les Grecs ne négocierons pas avec un comité dont la constitution est pourrie depuis la base.»

Pourtant, les propos économiques du ministre sont à retenir avec attention. Il valorise une « Europe de solidarité » et l’essor de tout le continent : les conclusions des rendez-vous européens seront publiés dans les jours qui suivent.

Écrit par maxantoine