Arrêté « anti-bivouac » de Nice, pas une première en France

L’arrêté « anti-bivouac » du maire de Nice, Christian Estrosi, a été annulé par le tribunal administratif. Cet arrêté interdisait l’occupation prolongée de la voie publique et des parcs. Il a jugé que ce n’était pas une « mesure nécessaire et proportionnée ». Ce n’est pas la première fois que des mesures anti-SDF font polémique.

Des grillages

A Angoulême, des bancs avaient été entourés de grillages la veille de Noël pour éviter que les SDF ne les occupent. L’adjoint chargé de la sécurité avait affirmé avoir « tenu compte des doléances des passants. » Ils avaient été retirés face à la polémique provoquée.

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Des répulsifs malodorants

En août 2007, la ville d’Argenteuil (Val d’Oise) a acheté des répulsifs malodorants pour déloger les SDF. La mairie avait déclaré que c’était une solution « triste mais nécessaire ». Face à l’indignation, le maire Georges Mothron avait annulé cette mesure.

De nombreux arrêtés

Durant les étés de 1993 et 1994, les villes de Montpellier, Carcassonne, Paris et Nice ont pris des arrêtés anti-mendicité. En 1996, pour la première fois en France le tribunal administratif de Montpellier a annulé des arrêtés de ce type.

Du mobilier anti-SDF camouflé

En décembre 2009, le collectif The Survival Group dénonce le mobilier urbain aménagé pour empêcher les SDF de trouver un endroit à l’abri. Ils montrent par exemple un hall d’immeuble devant lequel sont installés de faux cactus pour éviter qu’un SDF s’allonge.

Antoine Vedel

Écrit par msd