L’après JO 2024, l’utopie d’une ville meilleure

Le problème principal post-Jeux olympiques réside dans l’abandon des infrastructures, délaissés car n’accueillant plus d’événements sportifs d’une telle envergure. Pékin, Athènes, Sarajevo, Berlin… Tous ont pour point commun d’avoir accueilli en leur sein des Jeux puis laissé derrière eux des lieux à l’abandon. Un challenge pour la capitale française qui souhaite éviter ce gâchis et profiter de ces nouvelles constructions pour améliorer la ville.

 

Village réhabilité en quartiers résidentiels

Pour accueillir les sportifs, 17 000 lits sont à prévoir. Un nombre trop important pour être accueilli dans un bâtiment déjà construit. Pour se faire, un village olympique doit être édifié. Mais pas question pour la maire de Paris de le laisser à l’abandon comme celui des JO d’été de Berlin, en 1936. Avec une demande constante de nouveaux logements dans la capitale, la maire compte réhabiliter ces constructions en quartiers résidentiels, espaces et bâtiments publics ou encore en zones d’activités économiques.

Ces logements représentent un budget non négligeable de 1.7 milliard d’euros, que la maire de Paris souhaite utiliser pour en faire un exemple en terme d’écologie, avec un projet urbain éco-responsable. Au programme, l’utilisation au maximum des énergies renouvelables. L’objectif de créer les premiers Jeux durables de l’Histoire !

 

Équipements durables

La piscine olympique laissée à l'abandon après les JO de 1936 à Berlin

La piscine olympique laissée à l’abandon après les JO de 1936 à Berlin

Alors que certains complexes sont déjà utilisés en l’état, d’autres ont besoin d’une réelle réhabilitation. Mais à la longue, que vont devenir ces infrastructures ? Elles continueront à accueillir des événements sportifs, même à plus petite échelle. Parmi ces nouveaux bâtiments, on retrouve le Stade Arena 92, qui va devenir, avant l’ouverture de possibles JO, le stade résident du Racing Métro.

L’atout majeur reste que, dans ces infrastructures sportives, les travaux se basent sur des bâtiments déjà construits. En matière de sport, la majorité des infrastructures est déjà présente en région parisienne. Il restera néanmoins à la mairie à construire au moins sept lieux couverts, un stade de hockey sur gazon, un centre aquatique et un stand de tir partiellement couvert.

 

Constructions temporaires

De tous ces équipements, seul le centre aquatique serait pérenne. Pour les autres, un démontage est prévu… Sauf s’ils présentent un réel besoin pour les instances sportives alentours.

 

Cécile Nougier

Écrit par jocess