En référence aux « no-go zones » (« zones interdites ») évoquées par la chaîne américaine Fox News après les attentats de janvier, la maire de Paris veut que le quartiers populaires de la capitale deviennent des « we go zones ». Elle soumettra aujourd’hui, au Conseil de Paris, un plan de trente mesures à mettre en oeuvre avec l’Etat à travers un « contrat de ville » prévu de 2015 à 2020.

Quartiers prioritaires de la politique de la ville de Paris

Elle veut rendre ces quartiers plus attractifs et espère bien lutter contre le chômage, l’échec scolaire mais aussi la marginalisation des jeunes qui y vivent.

Dans le cadre de ce contrat de ville, le gouvernement mettra en oeuvre des moyens spécifiques dans vingt quartiers dont les habitants ont un revenu médian inférieur à 12 800 euros par an. Il vise à favoriser l’insertion des populations fragiles.

Contrairement au «contrat urbain de cohésion sociale» qui s’est étalé de 2007 à 2014, la ville va faire appel non seulement à l’Etat mais aussi des acteurs publics et privés. Ainsi, Pôle emploi s’engage à ouvrir « un point de contact physique » dans les vingt quartiers. Des bénévoles seront enrôlés pour offrir un soutien dans les écoles pour les exclus du système scolaire.

Pour Bruno Julliard, premier adjoint de la mairie de Paris, il ne faut pas négliger les jeunes de la rue. Il veut ainsi leur proposer des activités « hors les murs » et organiser « des expositions ou spectacles à l’extérieur des musées ou des théâtres, dans les espaces publics ».

Les trente mesures du Contrat de ville

Camille Dufour

Écrit par camalexia