Algérie : avant Macron, l’après-Bouteflika se théorise

Alors que l’état de santé du président algérien, Abdelaziz Bouteflika, gravement handicapé se dégrade, militaires et politiques sont sur les rangs pour succéder au « Père de la nation ».

A l’approche de la présidentielle, prévue en 2019, l’après-Bouteflika se prépare déjà. Du moins, c’est ce qu’avance l’ancien conseiller du président algérien, Abdelaziz Ziari : « On m’a déjà posé une question à propos des préparatifs des législatives en visant le Premier ministre en particulier, j’avais répondu en disant qu’il n’était pas le seul et qu’il y avait d’autres membres du gouvernement », a déclaré l’ex-bras droit de Bouteflika.

Selon « Le Matin d’Algérie« , la transition arrive à point nommé : « Le chef de l’Etat a tout simplement atteint le fond et son successeur ne pourra en aucun cas faire pire que cela », indique le journaliste du quotidien Ahcène Bettahar.

Mais nombreuses sont aussi les théories apocalyptiques, comme celle livrée par « The Spectator » :  « Après la mort de Bouteflika, l’Algérie va probablement imploser. Les islamistes qui ont été tenus à distance vont exploiter le vide. Les tensions qui ont été enterrées depuis la guerre civile vont réapparaître », a souligné le journal britannique.

Jeudi 6 décembre, Emmanuel Macron rendra visite au numéro un algérien. Un probable dernier bal pour Bouteflika avec les chefs d’Etats français.

Ilaria Congiu 

Écrit par IEJ3A

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