« Alerte rouge » en Chine : le pays taxe la pollution

Il a suffit de quelques jours après l’« alerte rouge » à la pollution pour que la Chine réagisse. Le comité permanent du Parlement chinois a adopté une nouvelle loi pour taxer les pollueurs, entreprises ou institutions, en fonction de leurs émissions.

Après le nouveau pic de pollution qui a touché la Chine, le Parlement chinois adopte la première taxe antipollution. Elle entrera en vigueur le 1er janvier 2018 a indiqué l’agence Chine Nouvelle.

Les entreprises et les institutions chinoises devront payer une taxe sur la pollution qu’elles génèrent, que ce soit dans l’atmosphère ou dans l’eau. Elles payeront aussi pour chaque tonne de charbon et de déchets dangereux. Ainsi que pour la pollution sonore, calculée en fonction des décibels émis. Mais le CO2, le principal gaz à effet de serre responsable du réchauffement climatique, ne figure pas sur la liste des polluants concernés.

Par exemple, il en coûtera 1,2 yuan, soit 0,16 euro, pour chaque unité d’émission polluante précise l’agence de presse officielle. La loi précise également un prix pour la pollution des eaux (1,4 yuan), ainsi que pour le bruit (entre 350 et 11 200 yuans par mois en fonction des décibels). Le prix des déchets solides est fixé entre 5 et 1000 yuans par tonne. Reste à savoir si cette taxe fera augmenter les prix des produits chinois.

Les provinces chinoises pourront faire moduler ces taxes. Elles pourront appliquer des taxes plus ou moins élevées selon les normes nationales.

Le texte n’indique cependant pas quelles sanctions seront prises en cas de non-respect de la loi.

 

 

Vidéo : ©L’Express

Photo : © Beijing Air Pollution

Céline Nourrisson

Écrit par Celine Nourrisson