Alerte enlèvement : un véritable succès

L’enquête sur la disparition d’Alexia Silva Costa a été requalifié mardi dernier. Désormais on privilégie la possibilité d’un enlèvement et d’une séquestration. La jeune fille de 15 ans, domiciliée à Saint Tojan les Bains (17), n’a pas donné de nouvelle depuis le 1er février. L’occasion de revenir sur le dispositif Alerte enlèvement. Après 10 ans d’existence, il connaît un taux de réussite plus qu’encourageant. Mais comment fonctionne t’il ?

 

Depuis sa création en 2006, le système Alerte enlèvement est une réussite. En 9 ans, il a été déclenché 15 fois et les 17 enfants disparus ont été retrouvés en vie.

La durée moyenne des disparitions est estimée à 19 heures selon la cellule alerte enlèvement.

Quatre critères sont relevés pour déclencher l’Alerte enlèvement : une victime mineure, un enlèvement avéré, des informations permettant de localiser l’enfant ou le ravisseur et l’intégrité physique de la victime qui est en danger.

Ce dispositif permet de recueillir rapidement des témoignages afin de retrouver l’enfant.

Mais qui peut déclencher l’Alerte enlèvement ?

En premier temps, le ministère de la justice doit être consulté. Puis, c’est le procureur de la République qui prend la décision, à l’aide d’une concertation avec les enquêteurs. Le message rédigé est ensuite remis aux services centraux de police ou de gendarmerie. Les parents de l’enfant doivent également donner leur accord.

Le message est ensuite diffusé sur différents supports : dans les médias (les chaînes de télévisions, les stations de radio, les agences de presse), dans les lieux publics (les gares, les stations de métro, sur les panneaux d’autoroutes) et les sites internet.

Les témoins devront composer le numéro indiquer sur le message d’alerte. Ils seront immédiatement mis en relation avec les autorités.

Ce dispositif inspiré par le plan « Amber Alert » créé au Texas en 1996, semble porter ses fruits.

Alizée Lanzarini

Écrit par Alizee Lanzarini