Afrique australe : El Ñino aggrave la famine

Depuis les premiers relevés météo en 1900, l’Afrique enregistre des précipitations de plus en plus faibles. Dans le même temps, les températures augmentent. Depuis plus de cent ans, la tendance se confirme.

Les régions les plus concernées sont le Sud et l’Est de l’Afrique. Deux phénomènes concordent : le réchauffement climatique, depuis le début du XXème siècle, et le phénomène océanique El Ñino, qui réapparait toutes les décennies. Un mouvement climatique extrême et anormalement violent depuis son retour en 2015.

Une vague de sécheresse qui menace la vie de près de 60 millions de personnes, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et qui semblerait être l’épisode le plus violent depuis 18 ans. Des températures anormalement hautes, propices à la sécheresse et aux incendies. En réchauffant les réservoirs d’eau de la planète, le phénomène météorologique influe fortement sur les conditions climatiques difficiles dans les régions de l’Afrique proches des océans, comme le Lesotho et le Zimbabwe.

Malnutrition en Afrique Australe

Le phénomène El Nino aggrave le problème de malnutrition en Afrique. Les pays les plus touchés par les sécheresses et la malnutrition sont l’Afrique du Sud, le Zimbabwe, le Mali, Lesotho, Madagascar, Zambie, et le Mozambique. Plus de 150 millions de personnes habitent dans la région dont 60 millions qui risquent d’être directement touchés, soit près de quatre personnes sur 10.

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Adrien Chaix & Nicolas Sallé

Écrit par Nicolas Salle