Omar Raddad : des traces ADN examinées, avec l’espoir d’une innocence

Omar Raddad, le jardinier condamné pour le meurtre de sa patronne en 1991 avant d’être gracié, a toujours continué à clamer son innocence. L’affaire pourrait (enfin) prendre un tournant avec l’examen de traces ADN.

 

En 1991, Ghislaine Marchal, une riche veuve de 65 ans, est sauvagement assassinée à l’arme blanche. Les policiers ne retrouvent alors que deux inscriptions en lettres de sang sur les portes : « Omar m’a tuer » et « Omar m’a t ». Des inscriptions devenues des emblèmes de l’affaire.

Condamné puis gracié, Omar Raddad a toujours continué de se battre pour faire reconnaître son innocence. Après de nombreux échecs, son avocate Sylvie Noachovitch a obtenu de la part du parquet de Nice que soient ordonnés de nouveaux prélèvements ADN sur les portes en question ainsi que sur un chevron de la scène de crime.

Si pour l’heure les nouvelles traces ADN relevées n’ont pas été exploitées, elles devraient l’être dans les mois qui viennent et seront comparées au Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg).

Le Parquet tient tout de même à rester prudent face aux possibles résultats rappelant qu’elles « peuvent provenir des protagonistes de l’affaire tout autant que de manipulations ultérieures aux faits« .

Cette nouvelle découverte pourrait alors enfin permettre d’innocenter Omar Raddad du meurtre de Ghislaine Marchal, 25 ans après les faits.

Camille Dufour

Écrit par camalexia