Affaire Fiona: troisième jour du procès

Le procès de la mère et du beau-père de la petite Fiona continue ce mercredi devant la Cour d’Assises du Puy-de-Dôme. Les débats du jour devraient permettre d’éclaircir la relation entre les deux accusés, ainsi que leurs versions sur les évènements survenus lors du décès de la petite fille et sa fausse disparition.

Troisième jour d’audience du procès de la mère et du beau père de la petite Fiona ce mercredi devant la Cour d’Assises de Riom. Chacun leur tour, les deux accusés doivent s’expliquer sur les faits qui leurs sont reprochés.

Cécile Bourgeon, la mère de Fiona et Berkane Makhlouf, son concubin, sont mis en examen pour la disparition de la fillette de 5 ans en mai 2013. Ils avaient tous deux avoué avoir enterré la fillette. Mais le corps de l’enfant n’a pas été retrouvé. Le procès doit durer deux semaines, des débats anormalement longs pour un tel crime. Aux côtés des parties civiles légitimes, comme le père de Fiona, se sont invités des associations de défense de l’enfance maltraitée. Celles-ci réclament le verdict le plus lourd possible. La petite fille subissait des violences et les deux protagonistes se rejettent la responsabilité des coups mortels.

Hier, c’est le profil psychologique de Cécile Bourgeon qui a été examiné par la cour. Le président a cité la déposition de Martine Tétot-Brunet, psychologue. Elle avait rencontrée la mère de Fiona, à l’époque où elle et son compagnon faisaient encore croire au monde entier, que Fiona avait été enlevée : « On en fait ce qu’on veut. Elle peut être téléguidée, elle est comme un buvard, une éponge ». Mais la partie civile, représentée par Mr Rodolphe Costantino, a dressé un autre portrait de l’accusée. Il pousse Céline Bourgeon dans ses retranchements : pourquoi elle et son compagnon se disputaient-ils sans cesse depuis qu’ils ont signalé la disparition de Fiona? Au sujet du lieu où ils l’auraient enterrée? «Non, on n’en parlait jamais», murmure l’accusée, qui a pris 50 kg depuis qu’elle est incarcérée. Le président relève qu’elle ne dit pas la même chose qu’à l’instruction, Cécile Bourgeon bafouille encore. Les accusés risquent jusqu’à 30 ans de réclusion.

 

Raphael Poler

Écrit par Raphael Poler