Affaire Bygmalion : l’examen du recours de Nicolas Sarkozy reporté au printemps 2018

Nicolas Sarkozy en 2016. Crédit photo : capture d’écran France 2

L’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, conteste son renvoi devant le tribunal correctionnel dans l’affaire du présumé financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012.

Mercredi, la Cour d’appel de Paris a annoncé le report, au premier trimestre 2018, de l’examen du recours de Nicolas Sarkozy contre son renvoi devant le tribunal correctionnel dans l’affaire Bygmalion. Cette annonce est liée à l’attente d’une décision par la Cour de cassation sur la constitution en partie civile de l’association Anticor. Le recours, qui sera donc étudié ultérieurement, émane de Guillaume Lambert, ex-directeur de campagne de Nicolas Sarkozy, auquel s’est associé l’ancien chef de l’Etat.

Une association anti-corruption en partie civile

L’avocat de Nicolas Sarkozy, Thierry Herzog, a réfuté toute idée d’un «sursis qui permettrait de retarder volontairement le procès». Me Herzog a indiqué qu’il était «difficile de tenir» l’audience sur le dossier Bygmalion avant même que la Cour de cassation ne se soit prononcée sur le pourvoi formé par Guillaume Lambert. Celui-ci vise à contester la constitution en partie civile de l’association anti-corruption Anticor. Si elle y est autorisée à se constituer partie civile, elle aura alors accès aux éléments du dossier, ce que refuse Guillaume Lambert.

Le pourvoi était examiné mercredi, alors même qu’allait s’ouvrir non loin l’audience à huis clos sur les appels des protagonistes du dossier Bygmalion, dont celui de Nicolas Sarkozy. La décision sur ce pourvoi devrait être annoncée le 31 janvier 2018.

Une affaire vieille de cinq ans

L’ancien président de la République conteste aujourd’hui son renvoi devant le tribunal correctionnel dans l’affaire du présumé financement illégal de sa campagne présidentielle en 2012. A l’époque, un système de «fausses factures» aurait été mis en place afin de dépasser le plafond des dépenses électorales autorisées dans le cadre d’une campagne présidentielle. Au total, ce dépassement atteindrait les 20 millions d’euros.

 

 

Les magistrats de la cour d’appel ont accepté de reporter l’audience au printemps prochain, dans l’attente de la décision de la Cour de cassation. L’audience devait initialement être consacrée aux différents recours déposés par les protagonistes de l’affaire dont celui de Nicolas Sarkozy. 

En février dernier, le juge d’instruction avait ordonné un procès dans le cadre de l’affaire Bygmalion. Un procès qui s’ouvrira donc en 2018, près de six ans après les faits.

Pierre-Alexis Jemin

Edité par Léa Bitton

Illustré par Noa Bettan

 

Écrit par IEJ3B