Accident de Millas : le bus aurait forcé le passage à niveau

(Crédit photo : France Bleu)

Mise à jour 20/12 – 10h45

D’après Franceinfo, les premières constatations indiquent que la conductrice du car aurait forcé le passage à niveau, aucun problème technique n’ayant été détecté au niveau des barrières. 

Une chapelle ardente pour les familles

Une chapelle ardente est mise en place mercredi à la salle polyvalente de Saint Féliu d’Avall entre 11 heures et 17 heures pour permettre aux familles de victimes de se recueillir.

Aurélien HAMEL

Une conférence de presse sur la collision entre un TER et un bus scolaire s’est tenue au centre d’art contemporain Walter-Benjamin de Perpignan mardi 19 décembre à 16h30.

Cinq jours après la collision du 14 décembre entre un bus scolaire et un TER à Millas (Pyrénées-Orientales) qui a fait 6 morts, le procureur de la République de Marseille, Xavier Tarabeux, prend la parole pour éclaircir les événements. Mardi matin, une reconstitution technique en 3D a été faite pour déterminer les causes de l’accident. L’objectif étant de reconstituer le champs de vision de la conductrice pour établir si il n’y a pas eu d’obstacle quelconque sur son parcours. La gendarmerie et les équipes spécialisées essaient de recueillir un maximum d’éléments matériels pour ensuite déterminer les circonstances et les causes de l’accident.

Un parcours qui se précise

Selon les premières informations, le bus accidenté n’aurait pas été gêné dans sa circulation. Pour Xavier Tarabeux, « Il faut quand même s’assurer que le mécanisme de fermeture de la barrière de la voie ferrée était complètement couplé ». L’armoire électrique qui commande le passage à niveau ne présente pas de dysfonctionnement et une centaine de témoins affirment que la barrière était fermée. Les premières constatations n’indiquent pas non plus de réelles difficultés sur le parcours. Pourtant, la conductrice, qui a été de nouveau placée en garde à vue, assure le contraire. Des traces figurent également en dessous du phare avant droit du bus, il ne reste plus qu’à déterminer si elles datent de l’accident ou d’une collision précédente.

 

Marion Clément

Écrit par IEJ3B