À Berlin, Hamon rencontre Merkel et reçoit le soutien de Schulz

En visite en Allemagne ce mardi 28 mars, Benoit Hamon a été reçu par la chancelière Angela Merkel puis adoubé par Martin Schulz, le président du Parti social-démocrate allemand (SPD). Un déplacement fructueux pour le candidat PS, actuellement en mauvaise posture dans les sondages.

Après François Fillon et Emmanuel Macron, c’était au tour de Benoit Hamon de se rendre à Berlin. Si le candidat socialiste a d’abord rencontré Angela Merkel, son entretien avec la chancelière allemande n’était pas l’enjeu principal de sa visite outre-Rhin. À la différence de ses adversaires, Benoit Hamon avait surtout misé sur sa rencontre avec Martin Schulz, nouveau président du Parti Social Démocrate d’Allemagne (SPD) et candidat à la chancellerie en septembre prochain.

 

Une Europe des gauches

L’occasion idéale pour le candidat du PS de promouvoir son projet de refonte de l’Union Européenne, axé sur un « arc d’alliance des forces de gauche » en Europe. « Ma priorité est de discuter avec Martin Schulz. Je veux travailler avec celles et ceux qui veulent sortir de ce dogme austéritaire. », a affirmé l’ancien Ministre de l’Éducation peu avant l’entrevue.

La tâche s’annonçait pourtant difficile pour Benoit Hamon, qui se situe beaucoup plus à gauche que son homologue allemand. Comme preuve, l’ancien leader du SPD Sigmar Gabriel avait déclaré souhaiter, quelques jours plus tôt, la victoire d’Emmanuel Macron.

Un soutien de poids

L’ex-frondeur a malgré tout réussi son pari. À l’issue de leur tête-à-tête, le nouveau patron de la gauche allemande a annoncé son soutien officiel au candidat français : « Depuis très longtemps je souhaite le succès de Benoît Hamon pour (la) présidentielle en France. (…) Il a le soutien du SPD ».

Une belle surprise pour Benoît Hamon, qui ravit un soutien de poids à Emmanuel Macron tout en renforçant sa stature internationale. L’appui de Schulz fait figure de seule bonne nouvelle dans la difficile semaine du candidat socialiste, désormais devancé par Jean-Luc Mélenchon dans les sondages.

Écrit par Léa Bilis