5ans après le printemps arabe, les révoltes reprennent en Tunisie.

Le 17 décembre 2010, Mohamed Bouazizi s’immolait par le feu et lançait la révolution tunisienne. 5 ans après c’est le même schéma, la mort de Ridha Yahyaoui, jeune chômeur de 28 ans mort électrocuté alors qu’il manifestait, soulève une nouvelle fois le pays.

 

A Sidi Bouzid des protestataires scandaient « du travail ou une autre révolution », selon des témoins et les médias locaux. C’est en effet le fort taux de chômage, la misère et l’exclusion sociale qui poussent les tunisiens à se rebeller une fois de plus. Le gouvernement affirme que pourtant, depuis 2011, le chômage serait passé de 19 à 15,7 %, un changement que les jeunes diplômés n’ont pas remarqué. On peut lire dans le quotidien arabophone Al Chourou « Partout, le taux de chômage chez les diplômés est en train de battre des records. Les statistiques sont effrayantes et menacent toute une génération qui a sué (…) pour dénicher un diplôme qui s’avère vain et insuffisant pour avoir un emploi digne ».

A en croire les médias locaux, les similitudes sont nombreuses entre le printemps arabe et cette nouvelle révolte qui se met en place.

« C’est comme si nous étions encore à la fin 2010-début 2011. Kasserine est en feu et les villes voisines l’appuient, les manifestants prennent les rues et les institutions publiques, la police fait usage de la force et l’armée intervient » peut on lire dans le quotidien.

Shade Vetier

Écrit par Shade Vetier