Les 5 raisons de l’échec d’un entrepreneur

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Selon l’INSEE, en France, 49,5% des start-ups sont en échec dans les 5 années qui suivent leur création. La situation d’échec se traduit soit par un dépôt de bilan, soit par une refonte totale de l’entreprise ou de son activité. Si ces chiffres varient d’un pays à l’autre, les raisons de l’échec se répètent bien souvent. 

L’échec de levée de fonds.

Parfois le concept a beau être innovant, et l’idée séduisante, l’entrepreneur ne sera pas en mesure de lever les fonds nécessaires à la poursuite de son projet. En cas de levée de fond insuffisante, c’est l’échec assuré. Et dans certains cas, elle peut être trop importante et conduire, là encore, à l’échec. Ce fut le cas pour Emilie Gobin, fondatrice de l’Usine à Design. En 2013, elle s’est retrouvée en liquidation judiciaire. La toute jeune start-up avait récolté 1,6 millions d’euros en 6 mois, et s’est perdue dans l’atteinte d’objectifs financiers. « Avec le recul, c’était beaucoup trop et trop tôt », regrette Emilie Gobin. 

Une clientèle mal ciblée

Dans une entreprise, la clientèle fait partie des priorités. Cela doit être une obsession:  quels sont leurs problèmes, comment prennent-ils leurs décisions, qu’utilisent-ils actuellement, que lisent-ils, qui croient-ils, qui sont-ils ? 

Le concept d’Outbox était simple: numériser le courrier postal des utilisateurs. Trois fois par semaine, Outbox récupérait votre courrier papier pour le scanner et la transmettre à votre adresse mail. Le groupe a suscité une attention considérable et est parvenu à récolter 5 millions de dollars de financement l’année dernière.  Cependant Outbox n’a pas réussi à convaincre suffisamment d’utilisateurs de payer pour ses services. Au mois de janvier 2015 l’entreprise a cessé toute activité. 

Dispersion de l’activité

Certains entrepreneurs font preuve d’une réelle fibre créatrice. A tel point qu’il peut leur arriver de s’éparpiller, de démarrer le développement d’un nouveau produit avant même d’avoir commercialisé le premier. Cette stratégie est dangereuse pour l’entreprise, elle met en péril la solidité financière, mais aussi la crédibilité de l’entrepreneur. Ce fut par exemple le cas du réseau social MyFavorites, dont le fondateur Steve Poland explique que son équipe travaillait sur trois applications sans même avoir testé le produit. 

La réalité du marché

L’échec est parfois dû à des facteurs totalement externes à l’entreprise. C’est le cas pour le site de gestion de finances personnelle Wesabe. Fondé en 2003, il a dû mettre la clé sous la porte 5 ans plus tard. « Avant notre lancement, nous savions que d’autres travaillaient sur des idées similaires, et certains se sont lancés en même temps », explique le co fondateur Marc Hedlund. Le site est devenu le leader de la gestion des fiances personnelles en ligne jusqu’en septembre 2007. « A ce moment là, Mint s’est lancé à la première conférence de TechCrunch 40 et y a gagné le premier prix. ». Le site a éclipsé tous les autres sites, « et deux ans plus tard, Mint était racheté par Inuit. Et moins d’un an plus tard, Wesabe fermait ». 

La peur de l’échec. 

Dans une étude publiée par l’APCE à l’occasion du Salon des entrepreneurs en février dernier, 45% des Français interrogés disent n’avoir jamais songé à l’entrepreneuriat. La moitié d’entre eux redoute principalement l’échec et 17% font part de leur crainte de trop de démarches administratives. 

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Écrit par margot.maucuit