5 fois où Marine Le Pen a manipulé les chiffres
Marine Le Pen

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Depuis les attentats du 13 novembre, Marine Le Pen grimpe dans les sondages pour les élections régionales. Pourtant, elle se révèle mauvaise avec les chiffres, les statistiques qu’elle avance se révélant souvent erronées. Exemples.

– « L’immigration coûte 70 milliards d’euros par an » à la France. En mars 2013, la présidente du Front national omet de faire le calcul entre ce que l’immigration coûte et ce qu’elle rapporte à la France. Le résultat est positif de près de 4 milliards.

– « Il y a 4.000 Français partis faire le djihad ». Des chiffres quelque peu grossis par Marine Le Pen lors d’une intervention faite le 19 novembre 2014. A l’époque, le dernier décompte du nombre de djihadistes français partis en Irak ou en Syrie par le procureur de la République était de 376.

– En mai 2015, « 4.500 migrants arrivaient dans l’UE ». Confusion peut-être avec les 45.00 migrants arrivés sur les côtes siciliennes en mars car le chiffre officiel est de 330 migrants par jour.

– «50% des cas de tuberculose et 75% des prises en charges des hépatites B chroniques concernaient les migrants » affirme Marine Le Pen le 12 novembre dernier. Elle cite alors Charlotte Biron, infectiologue au CHU de Nantes pour des chiffres qui ne lui appartiennent pas. Ce sont ceux de l’INVS qui concerne les immigrés de France et non pas des migrants arrivés récemment.

– Dernier gros chiffre avancé par Marine Le Pen date de vendredi dernier :« 12.700 personnes radicalisées » seraient classées fiche S. Pourtant, le ministère de l’intérieur indique que le nombre exacte de fiches S est confidentiel et qu’il  y en aurait autour des 10.000, en comptant les hooligans et les activistes d’extrême-gauche.

Anthonia Rakoto

Écrit par jeantho