2015, l’année des Talibans

L’attaque d’une Université pakistanaise mercredi par un groupe de Talibans, a remis le mouvement sur le devant de la scène. Présent depuis plus de 30 ans en Afghanistan ainsi qu’au Pakistan, les rebelles ont connu un retour important l’an dernier. Leur territoire s’agrandit, mais leur expansion pourrait être freinée à cause d’un ennemi nommé Daesh.

Nous sommes en novembre 2001. Après cinq années à la tête du pouvoir, les Talibans sont chassés de la capitale Afghane, Kaboul. Suite à l’intervention de la coalition de l’ONU, menée par les Etats-Unis, ils se sont réfugiés dans les régions montagneuses du Kandahar, situées au Sud-Est du pays et proche de la frontière pakistanaise.

Cette année, le mouvement extrémiste fondamentaliste est revenu sur le devant de la scène internationale et leur esprit est à la reconquête d’un territoire perdu. A ce jour, 30% de l’Afghanistan serait sous leur contrôle, dû à un certain soutien populaire et il se tourne aussi du côté du Pakistan. Fin 2014 déjà, ils avaient attaqué une école militaire pakistanaise dans la région du Peshawar, faisant 141 morts. En août 2015, un attentat à la voiture piégé, à Kaboul, a été le point d’orgue d’une série d’attentats dans le pays. De plus, les rebelles font face à un nouveau front : Daesh.

Proche d’Al-Qaïda et d’Oussama Ben-laden, la force talibane est loin de tenir le même propos vis-à-vis de l’organisme terroriste sunnite. Ils voient d’un très mauvais oeil la volonté de Daesh de s’emparer de l’Afghanistan. De plus, certains de leurs combattants ont rejoint l’Etat islamique à la mort du mollah Omar, chef du mouvement, en 2013. Les forces gouvernementales locales et armées semblent impuissantes face à leur renouveau. Leur incapacité à gérer le cas Taliban mènera t-il à une nouvelle présence militaire occidentale dans le pays, en plus des 10 000 soldats déjà présents ?

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Maxence Bernaud

Écrit par Maxence Bernaud