Quand le luxe passe au vert

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, luxe et environnement partagent certaines valeurs fondamentales. Le secteur du luxe a pourtant pris beaucoup de retard en matière d’écologie par rapport aux marques grand public, a priori plus concernées par le respect de l’environnement. La communication des marques de luxe sur le sujet reste trop peu abordé alors que le consommateur de luxe semble très sensible au développement durable. Le Groupe Kering (ancien PPR), publie chaque année un rapport environnemental afin de “quantifier la valeur prélevée sur l’environnement par ses activités”.

En septembre 2015, la chambre de la mode italienne a déclaré que dix de ses maisons de luxe, dont Prada et Gucci, s’engageaient à limiter l’utilisation des produits chimiques dans la production des vêtements et des accessoires. Plus récemment le groupe LVMH a mis en place le programme LIFE (LVMH Indicators For The Environnement) dans toutes ses Maisons en juillet 2014. Plusieurs domaines sont concernés: l’éco-conception, les matières premières, les fournisseurs, le transport, les sites de fabrication des produits. Le Groupe a également pour objectif de réduire de moitié la consommation d’énergie de ses 4000 magasins répartis dans le monde et de réduire les emballages. Le Groupe LVMH a cependant refusé de signer la campagne Detox, lancée en juillet 2011 par Greenpeace.

L’ONG a demandé aux marques de s’engager à cesser d’utiliser des substances chimiques dangereuses qui sont rejetées dans l’environnement lors de la fabrication et tout au long des chaînes d’approvisionnement. Pour Sylvie Bénard directrice de l’environnement du Groupe LVMH, « les objectifs doivent surtout être communiqués en internes » et correspondent à 9 grands enjeux.

 


Interview Sylvie Bénard par IEJNews

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Écrit par olivia.blanc