Interpellations, perquisitions en série

Trois jours après cette nuit dramatique, plusieurs opérations militaires ont été menées dans les nuits de dimanche à lundi et de lundi à mardi.

Les forces de polices se sont déployés dans tout le pays, notamment à Bobigny, Lyon, Toulouse, Grenoble et Marseille. Bien entendu, certaines ne sont pas liés directement aux attentats mais à l’Etat d’Urgence décrété par le Président de la République.

A peine 72 h après les attentats, la tension dans la capitale est à son maximum.

L’Etat d’Urgence ordonné par le Président François Hollande permet aux force de l’ordres de perquisitionner sans le feu vert d’un juge. Cette opération a été demandé par les services de renseignement français par craintes de nouveaux attentats.

Une des premières interventions après celle de la ville de Moleenbeek en Belgique a lieu à Bobigny en banlieue parisienne. Selon plusieurs médias dont RMC, cette opération est en lien direct avec les attentats de Paris vendredi soir.

L’appartement a été louer par Brahim Abdelslam pour la période du 10 au 17 Novembre. Le propriétaire des lieux expliquait à la police que les trois hommes se sont présentés comme des membres dun société de sécurité belge. Sur place des téléphones encore dans leur emballages ont été retrouvés mais la perquisition n’a finalement rien donné puisque qu’aucune arme n’a été retrouvée.

A Lyon, les opérations ont donné lieu à de nombreuses arrestations dans plusieurs villes voisines de la commune. Le profil des gens interpellés correspondraient plus à celui de délinquant que de potentiels terroristes. Un vrai arsenal de guerre à cependant été saisi: Des pistolets, une kalachnikov des gilets pare-balles et même un lance roquette.

Au total il y aura eu dans les dernières 48h pas moins de 168 perquisitions dans des domiciles, 23 interpellations et la saisie de 31 armes a annoncé Bernard Cazeneuve ce matin.

«Tous les éléments recueillis cette nuit seront utiles pour démanteler des bandes et, le cas échéant, des filières terroristes»

En plus des interpellations «104 assignations à résidence »  ont été prononcées contres des «individus qui font l’objet d’une attention particulière de nos services».

Le pays est désormais lancé dans une traque sans relâche. La question de la mobilisation d’effectifs policiers est cruciale mais selon Christophe Rouget ( syndicat des cadres de la sécurité intérieur) «  on ne peut pas demander aux policiers de patrouiller nuits et jours, sur tous les fronts: perquisitions, sécurité de la COP21, la gestion des arrivées des migrants… ».

Depuis 24h les faux signalements se multiplient et ne facilitent pas le travail des forces de polices.

L’Etat d’urgence a permis aux autorités de perquisitionner le domicile d’individus qui ne faisaient pas l’objet d’une enquête judiciaire, mais qui avaient été identifiés comme des personnes dites à risques, des individus radicalisés ou des délinquants potentiels.

L.S

Écrit par noyaudur