Écolo mais pas trop…

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Aujourd’hui le commerce équitable et les matières biologiques sont devenus des atouts majeurs pour vendre. Une tendance que les marques ont bien compris et dont certaines n’hésitent pas à en abuser. Ce phénomène a un nom : le Greenwashing.

Afin de redorer leur blason, les enseignes de mode ont décidé d’investir massivement dans la communication pour ainsi « blanchir » leur image. L’ADEME (Agence de l’Énergie et de la Maîtrise de l’Environnement) a mis un nom sur cette pratique néfaste : le Greenwashing ou l’écoblanchiment.

Que signifie « Greenwashing » ?

Le terme Greenwashing en anglais est utilisé pour qualifier une campagne de publicité ou une opération de communication, ayant pour objectif de présenter publiquement une image de responsabilité environnementale. Or, cette action est souvent utilisée de façon mensongère. L’ADEME et le Bureau de Vérification de la Publicité ont publié en 2008 en enquête « Publicité et Environnement » qui dévoila que sur les 508 visuels publicitaires recensés en rapport avec l’environnement, 12,2% faisait l’objet de réserves et 5,9% étaient pointés du doigt pour « non-respect flagrant et sérieux des règles en vigueur ».

Quelle est la stratégie du Greenwashing ?

Certaines entreprises n’hésitent pas à dépenser sans compter pour tromper le client. En mettant l’accent sur un seul aspect potentiellement écologique du produit en vente, le consommateur pense que l’ensemble de la pièce est écologique. Ces publicités et actions de communications, autour des bienfaits écologiques et environnementaux d’un produit, sont si bien réalisées que les consommateurs ne sont pas toujours conscients de l’effet « tromperie ».

Pour mieux orienter le client dans ses choix, l’Agence de l’Énergie et de la Maîtrise de l’Environnement a créé le guide en ligne anti-greenwashing (lien site) pour permettre aux marques de créer des campagnes basées sur la transparence et sur un type de communication plus responsable.

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Écrit par olivia.blanc