Membre de la Commission du bassin du Lac Tchad, le Tchad se place plus que jamais en leader des offensives contre Boko Haram. Le ministre des affaires étrangères, Moussa Faki Mahamat, sollicite l’aide du continent tout entier.

Alors que les attaques de Boko Haram se multiplient au Nord du Nigéria, une offensive a été menée ce dimanche 1er février près de la frontière Camerounaise. L’aviation tchadienne a tué près de deux cent combattants de la secte islamiste qui sème la terreur dans toute la région. Le Tchad qui avait déjà envoyé des soldats au Cameroun mi-janvier pour lutter contre Boko Haram affirme une fois de plus, l’importance de cette lutte anti-terroriste.

Le ministre des affaires étrangères tchadien appelle, au delà des pays de la Commission, tous les pays africains à se mobiliser dans un entretien avec Le Monde. Il ne s’agit plus d’une question seulement régionale entre Nigéria, Niger, Tchad et Cameroun. Cette lutte concerne l’ensemble du continent : « nous ne pouvons penser à la prospérité et au développement de l’Afrique tant que la question de l’instabilité ne sera pas réglée ». Moussa Faki Mahamat place cette lutte contre le terrorisme au cœur des priorités du continent.

Une urgence qui prend aussi de l’ampleur au Nigéria, berceau de la secte islamiste, dans un contexte de campagnes présidentielles. Le président actuel, Jonathan Goodluck, candidat à sa propre réélection souhaite placer la lutte contre Boko Haram au cœur de son programme.

Jeannie Samnick

Écrit par jeantho